5ᵉ RGPH au Niger : L’INS forme les chefs traditionnels

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Le succès d'un recensement ne repose pas uniquement sur les agents déployés sur le terrain. Au Niger, les autorités misent aussi sur l'influence des chefs traditionnels pour garantir un dénombrement exhaustif de la population. À quelques mois du lancement du 5ᵉ Recensement général de la population et de l'habitat (RGPH), ces derniers suivent une formation destinée à faire d'eux les principaux relais de sensibilisation auprès des communautés.
Du 19 au 30 juillet 2026, l'Institut national de la statistique (INS) déploie, dans toutes les régions du pays, une vaste campagne de formation à l'intention des chefs traditionnels. L'objectif est de les préparer à jouer un rôle central dans le bon déroulement du cinquième Recensement général de la population et de l'habitat.
Les chefs traditionnels au cœur du dispositif
Cette initiative vise à donner aux autorités coutumières une parfaite maîtrise des enjeux du recensement. L'INS informe notamment les participants des objectifs du RGPH, de sa méthodologie, de son calendrier de mise en œuvre ainsi que des différentes étapes de l'opération. Les organisateurs mettent surtout l'accent sur leur implication concrète dans la réussite du processus.
Concrètement, les chefs traditionnels sensibiliseront les populations, faciliteront l'accès des agents recenseurs aux ménages, contribueront au règlement des éventuelles difficultés rencontrées sur le terrain et expliqueront, lorsque cela s'avère nécessaire, les principes de la cartographie censitaire et du zonage statistique.
Un partenariat éprouvé depuis 2012
Cette mobilisation nationale s'appuie sur un partenariat entre l'Institut national de la statistique et l'Association des Chefs Traditionnels du Niger (ACTN). Selon les organisateurs, cette collaboration est née des enseignements tirés du 4ᵉ RGPH réalisé en 2012, au cours duquel l'implication des autorités traditionnelles avait largement facilité les opérations de collecte des données.
Fort de cette expérience, l'ACTN coordonne aujourd'hui la participation de l'ensemble des chefs traditionnels afin d'assurer une mobilisation harmonisée sur tout le territoire national.
Gagner la confiance des populations
Pour les autorités, le choix des chefs traditionnels ne relève pas du hasard. Dans de nombreuses localités, notamment en milieu rural, ils demeurent les premiers interlocuteurs des populations et bénéficient d'une forte crédibilité.
Leur implication doit permettre de rassurer les ménages, de lever les éventuelles réticences face au recensement et de créer un climat favorable au travail des équipes de terrain. Cette proximité avec les communautés constitue également un atout pour atteindre les zones les plus reculées et garantir une couverture complète du territoire.
Un enjeu national
À travers cette stratégie, l'Institut national de la statistique entend s'assurer qu'aucun habitant ne soit laissé de côté lors du recensement. Car au-delà des chiffres, le 5ᵉ RGPH représente un outil stratégique pour orienter les politiques publiques, planifier les infrastructures, améliorer les services sociaux et accompagner le développement du Niger sur la base de données fiables et actualisées.
En mobilisant les chefs traditionnels dès la phase préparatoire, les autorités veulent faire du prochain recensement une opération inclusive, crédible et représentative de l'ensemble de la population nigérienne.
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